UN VOISIN, UNE VOISINE : PROBLÈMES DE BRUIT ET MANQUE DE RESPECT.

Mme S., 50 ans, vit seule . Elle se plaint de bruits divers venant de l’appartement de son voisin, M. B., et l’accuse d’avoir gribouillé sa  porte. Elle demande une médiation.

M.B, 46 ans, répond rapidement à l’invitation écrite d’Amely évoquant simplement un problème de voisinage. Lors de l’entretien avec deux médiateurs, Mr. B. dit ne pas faire de bruit et  ne pas être l’auteur des graffitis. Il se plaint du fait que Mme S. ne réponde plus à son « Bonjour » quand ils se croisent.

Trois semaines plus tard, les voisins se rencontrent. Les médiateurs  accordent à chacun un temps de parole égal et veillent à ce que l’échange se déroule dans le calme. Les voisins donnent à tour de rôle leur version des faits. Les explications permettent à chacun de prendre conscience du ressenti de l’autre.

M. B. jure sur l’honneur qu’il n’est pas l’auteur des graffitis. Mme B. refuse de le croire et ne souhaite pas changer d’avis. Malgré ce point de désaccord, les voisins acceptent  de formuler des propositions qui permettront d’améliorer leurs relations. L’engagement est formulé par écrit dans les termes choisis par les deux parties.

Mr.B. s’engage à se montrer plus attentif au bruit, notamment en soirée. Mme S. et Mr B. s’engagent à signaler  directement tout problème à leur voisin et  à  se saluer  courtoisement.

Il est ressorti des entretiens avec les deux parties que l’immeuble d’une dizaine d’étages est très mal insonorisé et que les parties communes ne sont pas très surveillées, ce qui ne facilite sans doute pas les rapports de voisinage.

GERER LES SUITES D’UNE SÉPARATION

Une dame vient voir les médiateurs car d’une part, elle n’a pas reçu un chèque de pension de son ex-mari et d’autre part signale que sa petite-fille dont elle a la garde ne veut plus partir en vacances avec son père, remarié et avec de nouveaux enfants.

En ce qui concerne le chèque, il s’avère que celui-ci a bien été envoyé, mais détourné. Le mari doit alors porter plainte puis refaire le chèque. Il met finalement six mois à le faire, disant que ce n’était pas son problème, mais celui de son ex-femme.

Pour ce qui est de leur petite-fille, les médiateurs l’ont écoutée en présence de la mère, puis l’enfant a accepté de voir son père. La situation s’est dénouée et les rencontres ont rétabli le dialogue. La petite étant partie en vacances avec son père. Quelques temps après, le couple est revenu pour remercier les médiateurs.

UNE MÉDIATION AVEC LE FOURNISSEUR D’ÉLECTRICITÉ

Mr A. , 70 ans, vit seul. Ses moyens sont modestes, il organise son budget avec soin. Il a ainsi réussi à réduire notablement sa consommation d’électricité pendant l’hiver et a demandé à son fournisseur d’électricité, preuves à l’appui, la réduction des prélèvements mensuels. Devant l’absence de réponse du fournisseur, il demande une médiation.

A la suite d’un courrier qui reste sans réponse, les médiateurs prennent contact avec le service concerné. La discussion s’engage au téléphone entre le service « clientèle » du fournisseur, le médiateur , et Mr. A. qui écoute la conversation avec l’accord de l’interlocuteur. Le service vérifie les chiffres, propose un nouvel échéancier avec réduction des prélèvements mensuels. Un courrier confirmera l’accord.

DEUX VOISINES : DU BRUIT ET DES ENFANTS INDISCIPLINÉS

Mme B. habite un appartement au 6ème étage d’un logement social. Elle et sa famille sont gênées par les bruits venant de l’appartement du dessus où vit la famille S. et ses 3 enfants.

Sur les conseils du coordinateur social du commissariat, Mme B. demande une médiation avec Mme S. Elle explique que les relations d’amitié avec Mme S.  ont dégénéré d’autant que le fils S (13 ans) serait l’auteur de petites dégradations et nuisances dans les parties communes. Des insultes auraient été échangées entre les familles.

Mme S. tarde à répondre à l’invitation des médiateurs mais la rencontre entre les voisines s’organise finalement. Les médiateurs aident les parties à exprimer leurs difficultés. Excédée, Mme B. souhaite quitter la salle. Les médiateurs l’aident à retrouver le calme.

A l’issue de la médiation, les parties acceptent un accord écrit. L’une et l’autre ont décidé de mieux surveiller leurs enfants et de veiller à éviter le bruit.